3D

Luxe et réalité virtuelle, quel avenir ?

  • Raphaël Malka
  • avril 23, 2014

Vers une expérience client luxe sans ruptures ?

L’effacement des frontières entre monde réel et monde numérique s’active progressivement. Plusieurs tendances le prouvent :

1. Le développement de la réalité augmentée

Il s’agit du principe d’incruster des informations ou objets virtuels dans la réalité, et ce, en temps réel. Le but étant d’accroître notre perception du monde réel. Quelques initiatives ont vu le jour dans l’industrie du luxe, malheureusement de gros progrès restent à faire. Nous pensons notamment à Myboucheron.com ou encore l’application mobile Dandy de Chaumet qui permettaient respectivement d’essayer bijoux et montres via un écran (ordinateur ou mobile).
Oublions le passé, MDLG a hâte de voir la façon dont les marques de luxe vont exploiter les Google Glass !

2. La tendance de fond du phygital commerce 

Je ne vous apprends rien si je vous affirme que les ponts entre e-commerce et boutiques physiques se multiplient. L’agence australienne Momentum a d’ailleurs baptisé cette tendance qui n’en est plus une : le phygital; qui n’est autre que la contraction des mots « physique » et « digital » et qui comprend l’ensemble des mécaniques liées au web-to-store et au web-in-store.

3. La progression fulgurante des objets connectés 

Montres connectées, brosses à dents connectées, vêtements connectés, la révolution est en marche, MDLG la suit de très près.

Peu à peu, les nouvelles technologies numériques vont permettre d’établir un « commerce sans frontières » qui découlera d’une synergie entre circuit online et circuit offline.

La réalité virtuelle, une aubaine pour les grandes maisons

La « réalité virtuelle » est un concept sur lequel les marques de luxe peuvent capitaliser dans le futur dans le but de rendre toujours plus immersive l’expérience client qu’elle propose. Le but de la réalité virtuelle est de faire percevoir à un utilisateur un monde artificiel (créé numériquement) ressemblant à un monde réel et de donner à cet utilisateur la possibilité d’interagir intuitivement et naturellement avec ce monde. Pour le moment, ce concept s’applique principalement à l’industrie des jeux-vidéos or cela risque de changer très rapidement. En effet, les géants comme Google, Sony, Microsoft ou encore Facebook dévoile peu à peu un appétit grandissant pour ce type de technologie. A ce titre, Facebook a récemment fait l’acquisition d’Oculus VR, une startup californienne spécialisée dans la réalité virtuelle. Marc Zuckerberg est persuadé qu’il s’agit de la plateforme de demain.

oculus

Application au secteur du luxe 

Cette technologie pourrait être l’occasion d’interagir davantage avec le monde onirique infusé par la marque de luxe. Ceci s’exécuterait dans la continuité de la logique participative qui anime désormais la relation marque-consommateur, le faisant passer du statut de spectateur à celui d’acteur. Il serait ainsi possible, comme dans le cadre d’un jeu-vidéo, d’être l’un des protagonistes de l’histoire et ainsi de prendre part au récit qu’écrit continuellement la marque. Ce concept pourrait donc rejoindre celui de la gamification (dans le contexte présent: intégration de mécanique de jeu dans les domaines du marketing et de la communication).

Le développement de la technologie holographique (photographie animée tridimensionnelle) est à venir. Le client vivrait alors une expérience plus réelle que virtuelle, et ce, en temps réel. Il est évident que le support de la technologie numérique est virtuel, mais l’émotion ressentie par le client serait bel et bien réelle. Pourquoi ne pas reconstituer sous forme holographique les créateurs mythiques ? De Gabrielle Chanel à Christian Dior …Imaginez avoir la possibilité d’avoir une conversation avec un de ces créateurs de génie, pouvoir interagir avec eux, en temps réel.
Ce serait l’occasion pour les clients de pénétrer véritablement à l’intérieur du monde et de la culture de la marque. Tout ceci ne serait plus affaire de participation mais d’intégration, d’incorporation, d’immersion.

Pour ressusciter le créateur, la marque devra passer par un processus d’introspection pour ainsi réaffirmer son authenticité, valeur que le luxe a toujours chéri. Le sentiment d’attachement à l’enseigne éprouvé par le client serait alors renforcé, ce qui créerait de la préférence de marque pouvant potentiellement conduire à une fidélisation.
L’idée de ressusciter le créateur est à tempérer tout de même. On peut se poser la question suivante : Ressusciter un mythe n’est-il pas aussi une façon de le détruire ?

En définitive, l’environnement multi-sensoriel de la boutique couplé au dynamisme et à l’interactivité permis par le digital dans sa globalité constitue, selon MDLG, le futur du commerce pour les marques de luxe. L’enjeu ultime est de parvenir à créer un écosystème global cohérent intégrant la sphère digitale et la sphère matérielle. Se montrer innovant ou créatif ne suffira plus. Il s’agira avant tout de créer de la valeur pour le client.

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