Brand Content

[Bilan – Séquence 2] e-Fashion 2013, le rendez-vous Luxe, Mode, Beauté et Digital

  • Raphaël Malka
  • décembre 11, 2013

Création, communication, distribution : les nouvelles stratégies digitales

Après une brillante introduction signée Gregory Pouy, ce fut au tour d’une première prestigieuse table ronde de prendre place.

4 intervenants de haut vol :

– Gilles Raison, Amazon
– Sarah Hertz, Condé Nast
– Georges-Edouard Dias, L’Oréal
– Jacques Bungert, Courrèges

Et une animation d’exception par le directeur du Journal du Net, Alain Steinmann.

La thématique: Comment les marques de beauté, de mode, et de luxe peuvent-elle exploiter efficacement le digital pour en faire un puissant levier de croissance ?

Dans la 1e partie du bilan, nous avions vu que le digital était avant tout un état d’esprit qui donnait l’opportunité aux marques de se recentrer aussi bien sur leurs valeurs fondamentales que sur leurs clients.

Pour débuter la table ronde, chaque intervenant a fait part des quelques récents projets digitaux qui les avaient séduits.
Pour n’en citer que quelques uns:  le clip interactif de 24h, Happy, tout en émotions positives, signé Pharell Williams; la ‘palissade shoppable’ de Kiehl’s; ainsi que la création de la marque de prêt à porter Sézane dont le succès tient en grande partie à une belle communauté online.

Place à Jacques Bungert. ‘Une maison à la notoriété mondiale mais avec une réalité économique de startup’, voilà comment il caractérise légitimement Courrèges, la maison de luxe dont il est l’actuel PDG. Pour lui, pas de on, ni de off, le digital est naturellement intégré à la stratégie globale de la marque.

twe1

Pas non plus de différences de services entre la e-boutique et les magasins physiques. Qu’il décide de venir, ou pas, dans une boutique Brick and Mortar, le client est roi. Une stratégie payante qui explique certainement ce chiffre surprenant:  plus de 10% du chiffre d’affaires de Courrèges est réalisé en ligne !
En définitive, aucune perte de valeurs pour l’image de la marque, aucune banalisation. Courrèges assume tout simplement son statut de marque de luxe accessible, adepte de cultiver un désir qui ne passe pas par la distance mais par une proximité avec ses clients, intelligente et maîtrisée. A tel point que Jacques Bungert ne s’est pas montré désintéressé quant à une éventuelle collaboration avec Amazon …

Au tour de Georges-Edouard Dias, ex directeur digital de L’Oréal, de prendre la parole. Placer le client au centre de ses préoccupations, telle est sa conception de la pensée digitale. (MDLG adhère à 300%) Il est impératif de comprendre le consommateur dans son parcours d’achat. Terminé la segmentation traditionnelle, terminé les critères socio-démographiques. Selon lui, ‘il faut suivre le consommateur sans ses projets d’achats‘.
Et quel meilleur outil que le mobile pour accompagner les clients dans leurs projets ?
Autre point de son discours qui a retenu notre attention : la nécessité de mettre en oeuvre une stratégie de curation de contenus.

twe3

Aussi beau, aussi performant soit-il, le produit ne se vend plus seul. Il doit être accompagnée d’une histoire, d’une culture qui lui donne de la consistance.

Qui de mieux placé que Sarah Hertz, actuelle directrice des activités digitales de l’éditeur Condénast pour nous parler justement de contenus ? Le défi 2014: Faire de Condénast un lieu de prescription et un lieu d’achat. Après le petit échec de la Marketplace Glamstore, certainement du au manque de cohérence avec la ligne éditoriale de Glamour.fr, Condénast s’est aujourd’hui tournée vers Vestiaire Collective, une place de marché plus en phase avec ses codes éditoriaux. Le partenariat commencerait déjà à porter ses fruits. Comme quoi, e-commerce et contenus fonctionnent à condition d’être en adéquation parfaite. 

C’est toute la problématique rencontrée par Amazon aujourd’hui. Élargir son offre marchande en intégrant à son écosystème des grandes marques de mode et même de luxe. La question : Comment mettre en scène ces marques à l’ADN très marquée sur un espace démocratique dont le dessein assumé est de ‘tout vendre’ ?

Même si Gilles Raison avoue que sur Amazon, ‘on ne traite pas la mode comme les autres catégories’, la complexité du challenge reste bel et bien réelle…

Pour finir cette belle table ronde, Alain Steinmann a interrogé les intervenants sur les enjeux du digital en 2014 ainsi que sur les priorités pour leurs marques :

– Pour Amazon, c’est le mobile ou plutôt la mobilité ainsi que la personnalisation de l’expérience client.

– Pour Courrèges, c’est le CRM sans aucun doute, afin de favoriser les interactions avec ses clients et s’inscrire véritablement dans une logique de conversation sociale.

– Pour Georges-Edouard Dias, l’enjeu digital 2014 serait lié aux objets connectés et au retail . Comment le retail physique va t-il se réinventer pour continuer à nous raconter des histoires ? L’exemple de STORY, la boutique qui fait peau neuve tous les mois est une piste de réflexion sérieuse.

– Pour Condénast, c’est également le support mobile qui va être privilégié.

 

Une réponse à “[Bilan – Séquence 2] e-Fashion 2013, le rendez-vous Luxe, Mode, Beauté et Digital”

  1. […] [Bilan – Séquence 2] e-Fashion 2013, le rendez-vous Luxe, Mode, Beauté et Digital  […]

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

ARTICLES SIMILAIRES

MDLG est le média spécialisé
dans le décryptage de
l’univers du luxe et du digital.

Newsletter

Découvrez l'univers du luxe sous
toutes ses coutures digitales.

Devenir rédacteur myjob@mdlg.com